15 novembre 2013. Par Jonathan

Style d’investissement

Comme vous avez pu le comprendre, les objectifs, la tolérance aux risques, les horizons d’investissement et  les connaissances financières peuvent grandement varier d’un investisseur à l’autre. Vous allez également pouvoir constater que les styles d’investissement varient également. Les définitions qui vont suivre sont des orientations générales, il n’est aucunement obligatoire de se cantonner à un style, il peut être même conseillé de se diversifier. Mais le choix d’un style ou d’un autre variera selon les aspirations et connaissances de chacun. Si ces styles d’investissement existent, c’est qu’ils sont régulièrement utilisés avec succès par des professionnels, leur potentiel est donc existant. Avoir un portefeuille passif, « buy and hold » avec une approche « value » pour les actions, est un choix qui peut s’avérer excellent à très long terme. Une stratégie active, quelque peu « trading » et « top down », peut elle aussi s’avérer très rémunératrice. L’une, l’autre ou une combinaison des deux afin de maximiser votre portefeuille passif… libre à vous de choisir. N’oubliez juste jamais de garder en tête vos objectifs financiers et votre tolérance au risque.

Investissement vs. Trading

Depuis la crise financière, le terme « Trading » est souvent galvaudé, utilisé de manière péjorative et limitative. Hors, ce terme désigne simplement un style de gestion de ses placements qui ne s’inscrit pas dans le très long terme mais dans une période d’un jour à plusieurs mois et où l’investisseur gère activement ses positions afin de maximiser ses gains. Il est donc communément accepté que l’investissement et le trading sont simplement deux termes utilisés pour illustrer des méthodes différentes de participation aux marchés financiers.

Le but de l’investissement est d’augmenter graduellement sa fortune en détenant et en gardant (stratégie « buy and old ») pour une très longue période un portefeuille d’actions, ETF, SICAV, obligations ou autres instruments financiers. Les investisseurs réinvestissent généralement tous les revenus de leurs investissements (dividendes, coupons etc.) afin de profiter du principe de composition. Alors que les marchés fluctuent, les investisseurs garderont leur cap d’origine, subissant les baisses et hausses des marchés financiers. Ces investisseurs sont généralement plus concernés par les fondamentaux des entreprises et les niveaux de valorisations.

Le « Trading », quant à lui, suppose des ordres d’achat et vente plus fréquents, avec comme but de générer des profits supérieurs à une stratégie passive ainsi que d’éviter les cycles de baisse. Le trader essayera donc d’acheter des instruments à un prix faible et de les revendre une fois les tops dépassés. A l’inverse, il pourra également essayer de profiter de la baisse de ces mêmes instruments en entrant dans des positions « Short ». Alors que l’investisseur gardera ses positions intactes, le trader vendra ses positions qu’il juge suffisamment profitables, en attendant de nouvelles opportunités. Pour le trader, l’analyse fondamentale est également de mise mais sera moins cruciale que pour l investisseur. Il lui sera davantage primordial de comprendre les cycles d’accélération et décélération de l’économie (Cf. Partie Macroéconomique) et de maitriser l’analyse technique (cf. Partie Trading)

Actif vs. Passif

Les investisseurs actifs croient en leur capacité de surperformer le marché en choisissant eux-mêmes les actions qui composeront leur portefeuille. Le passif, quant à lui, pense qu’investir dans des indices boursiers solidement diversifiés est la meilleure manière de récolter à long terme les rendements escomptés. Il s’agit donc d’un choix à faire et qui dépend énormément des connaissances, de l’expérience et du temps que l’investisseur est prêt à consacrer. Mais la bonne nouvelle est qu’il est dorénavant possible déléguer ces tâches (contre rémunération évidemment). Il faut savoir que même la diversification passive n’était pas aisée par le passé et demandait des fonds importants. Dorénavant les ETF (cf. partie ETF) sont des instruments parfaits pour un investisseur passif. Les coûts sont limités et l’on peut répliquer, à partir de quelques euros, des indices qui comprennent 2000 actions ! Quant à la gestion active, c est le domaine des Sicavs et Hedge Funds (cf. partie SICAV). Contre rémunération (0.5 à 2% l’année), ces gérants feront de la sélection active pour vous. Le succès n’est évidemment pas garanti mais votre talent sera de sélectionner les gérants les plus à même de vous créer de la valeur ajoutée. Il est à noter que même si les ETF sont des instruments à gestion passive, ils peuvent vous être très utiles pour faire vous-même de la gestion active en sur ou sous-pondérant certaines thématiques (par exemple, vous voulez être investis dans les actions Européennes mais aussi dans les actions qui desservent le consommateur chinois).

Fondamentaux vs. Analyse technique

L’analyse fondamentale et l’analyse technique sont radicalement différentes. L’analyse fondamentale consiste à modéliser la performance économique d’une société via son bilan, son compte de résultat et son tableau de cash-flows, d’en estimer l’évolution et sa valeur boursière. Elle est l’outil majeur de l’investisseur long terme. L’analyse technique, quant à elle, se consacre à l’évolution des prix des actions et tente d’y déchiffrer des tendances ou des renversements de tendances. Elle est souvent le terrain d’expression des traders court terme.

Même si elles sont souvent opposées, en pratique, elles sont utilisées en combinaison tant par les investisseurs que les traders. Pour améliorer leurs niveaux d’achats pour les uns, pour ne pas s’opposer à des tendances fondamentales pour les autres.

Growth vs Value (Croissance vs. Valeur)

Les investisseurs/traders en actions peuvent être divisés en deux catégories. Ceux qui recherchent des entreprises en croissance forte (Growth) et ceux qui recherchent des actions peu chères (Value).

Ceux qui recherchent la croissance cherchent des entreprises avec des rythmes d’augmentation de leurs revenus de 15 à 25%. Ceux-ci se caractérisent par peu de dividendes et des ratios de valorisations élevés.

Ceux qui recherchent de la valeur, recherchent des opportunités, des entreprises qui, suite à un cycle économique défavorable ou une mauvaises nouvelle temporaire, se vendent à un prix en dessous de leur vraie valeur. Si vous vous demandiez à quelle catégorie appartient Warren Buffet, c’est à celle des « Buy and Hold Value investor »! Ces entreprises peuvent ou non payer des dividendes mais elles se caractérisent par des ratios de valorisation bas. L’idée des investisseurs value est que même si une action n’est pas à la mode pour l’instant, elle retournera à sa vraie valeur à un horizon plus ou moins long.

Bottom-up vs Top-down (du bas vers le haut ou du haut vers le bas)

Un investisseur Top-down regarde en premier lieu la situation macroéconomique et son évolution future. Et en fonction de son appréciation, choisit les classes d’actifs et les industries qui correspondent à son scénario et sélectionne les meilleures entreprises au sein de ces secteurs. L’investisseur Bottom-up optera pour des entreprises qu’il juge bonnes avec un gros potentiel d’appréciation, peu importe l’industrie dans laquelle elles se trouvent.

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