25 septembre 2014. Par Jonathan

L’Europe peut-elle survivre sans le gaz russe?

Comme nous le savons, l’Occident a pris toute une série de sanctions à l’égard de la Russie et de son économie. Néanmoins, la Russie a un avantage non-négligeable sur l’Europe : Moscou a du pétrole et l’Europe en a besoin (il serait bien plus simple pour tout le monde de parvenir à un « accord »).

Comme l’explique Saxo Bank, les tensions montent en Europe de l’Est et l’Occident frappe la Russie avec de nouvelles sanctions. À la fin du mois de juillet, les Etats-Unis et l’Union européenne ont, de concert, pris de nouvelles sanctions économiques contre la Russie en décourageant ainsi Vladimir Poutine de porter de nouvelles frappes contre l’Ukraine et de soutenir les séparatistes prorusses dans l’Est de l’Ukraine.

Les sanctions prises précédemment visaient un groupe d’individus et d’entreprises spécifiques, mais la catastrophe du Boeing de la Malaysia Airlines dans l’Est de l’Ukraine avait changé la donne, et les nouvelles sanctions visent désormais tous les secteurs de l’économie russe. Et comme la Russie est un des plus grands producteurs de pétrole dans le monde, le secteur pétrolier est forcément la cible principale des sanctions occidentales. Notons que le pétrole représente une part importante dans l’économie russe.

En revanche, aucune des sanctions imposées à la Russie par l’Occident ne vise ni le secteur du gaz, ni le géant du gaz appartenant à l’Etat russe, Gazprom. L’explication en est très simple, plus d’un tiers de gaz européen provient de la Russie. L’année dernière, Gazprom a exporté 162 milliards de mètres cubes de gaz en Europe.

L’escalade des sanctions pétrolières aura potentiellement pour conséquence la hausse des prix en Europe, surtout à l’approche de l’hiver, lorsque la consommation de gaz atteint des pics. Si la Russie ferme les robinets de son gaz pour l’Europe, de nombreux pays vont devoir se démener pour trouver des alternatives au gaz russe et la hausse des prix sera une conséquence inévitable.

Notons également que le président Vladimir Poutine a conclu un accord pétrolier de à hauteur de 20 millions de dollars avec l’Iran afin de contrer les pertes occasionnées par les sanctions occidentales. Par cet accord les deux pays s’engagent à coopérer à la production et la vente du pétrole. La Russie s’engage également à contribuer au développement des infrastructures et des équipements énergétiques en Iran. 

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