17 mars 2017

  1. L’environnement économique

Durant ce mois de février, le risque politique aura largement retenu l’attention des investisseurs. En zone euro, c’est la France qui préoccupe le plus. Et alors qu’on espérait un éclaircissement quant au futur de la politique économique des Etats-Unis, le flou domine toujours. Cela n’a pas empêché les bonnes surprises en matière économique. Les chiffres ont, dans l’ensemble été de bonne facture. Au niveau des marchés, le mois a été positif tant sur le marché d’actions que sur les marchés obligataires.
Aux Etats-Unis, Donald Trump n’a cessé de communiquer sur sa future politique économique et sur les mesures qu’il souhaitait prendre : baisse des impôts, augmentation des dépenses pour les infrastructures et la défense, dérèglementation dans le domaine de la santé, de la finance, etc. La mise en place de ces mesures devrait néanmoins prendre du temps et nécessitera l’accord du Congrès qui, bien que dominé par les Républicains, n’est pas forcément acquis aux vues du Président Trump. Ce dernier s’est également employé à modérer son discours vis-à-vis de la Chine et du Mexique. Au niveau économique, les chiffres restent plus que jamais favorables. Les créations d’emplois s’affichent à un niveau record en février, avec une création de 298.000 postes. De leur côté, les indicateurs économiques avancés ont poursuivi leur progression.
En zone euro, les investisseurs internationaux restent fort préoccupés par les élections présidentielles françaises. Les bons chiffres du Front National inquiètent et les sondages peinent à rassurer, après que ceux-ci aient été dans l’incapacité de prévoir le Brexit ou l’élection de Donal Trump. Et la France n’est pas le seul pays qui inquiète : élection aux Pays-Bas, incertitude politique en Italie, négociation difficile entre la Grèce et ses créanciers internationaux n’ont pas manqué d’alimenter l’actualité de ces dernières semaines. Et pourtant, ces événements n’ont pas entravé la reprise économique. Les indicateurs de croissance économique sont très optimistes pour le 1er trimestre. Les indicateurs économiques avancés et les indices de confiance sont au plus haut depuis plusieurs années. Le crédit bancaire continue également sa progression. L’inflation a pour sa part atteint le niveau de 2%, notamment du fait des prix pétroliers.
Au sein des pays émergents, les chiffres conjoncturels de la Chine demeurent stables. Les réserves de change ont néanmoins continué à se réduire, passant sous le seuil des 3000 Milliards USD ce qui démontre qu’une pression baissière continue de peser sur la devise chinoise. En Russie et au Brésil, l’inflation a largement reculé ce qui contribue à stabiliser la situation économique.